Héritiers du makoa loa

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 Du sang dans la jungle

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Jum'Sha

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MessageSujet: Du sang dans la jungle   Dim 30 Sep 2018 - 16:51

Il y a quelques mois, le lendemain de la bénédiction de Tsul'kalu
Dans la jungle de Strangleronce
Rhor'ta des Casse-crânes :


Le loa gorille n'est plus à son nid, la voie est libre. To'gheh et Lo'dogma bondissent des hauteurs pour rejoindre les corps bleus qui jonchent le sol fertile du terrain. Je reste un long moment à observer la scène et chercher le cinquième membre du groupe. Je compte deux corps plus près du nid et deux proches d'un arbre qui a surement servi de point d'embuscade. Le dernier n'est pas à proximité.

Kor est mort non loin du nid, c'est probablement le premier mort... Il est mort d'une flèche dans la tête, mais atteint à la tempe. Il n'a pas vu son agresseur. Plus loin se trouve Lo'dogma prostré devant le corps brisé de son fils Ig'mi. Mon coeur se serre à l'idée de vivre la même expérience que lui... J'approche pour poser ma main sur son épaule, lui rappeler que je suis son soutien. L'image d'un père à l'esprit brisé face au cadavre de son fils me hante encore. C'est pour cette raison que jamais la paix avec les rouges ne sera jamais envisageable.

"Je... On fera payer les Scalp-rouges pour ça, Lo. Je te le jur-
-Ce n'est pas les Scalp-rouges. Ces chiens n'ont pas de troll de cette taille, c'est le loa gorille qui a tué mon fils."


Sa voix est tremblante de haine et de terreur. Je le surveille, si le grand gorille blanc arrive il serait capable de lui sauter à la gorge. To'gheh a trouvé le sien, de fils, près de l'arbre. Il semble choqué et dans l'incompréhension. Quand j'approche de lui il me dit simplement :

"Les gardiens de Tsul'kalu surement. Ils ont abattu nos fils avec une force rare chez ces faiblards de Scalp-rouges."

To'gheh garde la tête froide mais son esprit galope, le mien aussi... Les Scalp-rouges sont plus malins que forts. Qui parmis leurs guerriers a tué nos enfants? Muru, mon fils n'est pas parmi eux, pourtant il n'est pas rentré. J'observe les traces laissées dans la verdure... Des traces de combat, un troll contre trois. Tralka, Xigu, leur meurtrier et Muru. Je repère enfin la trace d'une course, les empreintes sont plus profondes comme si il poussait sur ses jambes. Le tueur a fait demi-tour et l'a poursuivi... Je suis les traces, le coeur serré et la panique au ventre, j'ai peur de découvrir ce qui est arrivé à mon fils.

Il est là, allongé sur le dos. Il a trébuché et il a rampé. Le guerrier l'a frappé sur les bras et le corps. Il s'est protégé avec ses mains et les traces de pas de l'autre troll étaient moins appuyées. Muru a supplié de l'épargner et son tueur n'a pas écouté. Je ne sais ce qui m'enrage le plus. Le meurtre de mon fils ou savoir qu'il a supplié, espérant surement que j'arrive pour le sauver. Je n'étais pas là pour lui... Je ramasse alors son corps et rejoint mes deux amis.

"Prenez les, on retourne à Zul'mamwe."


Dernière édition par Jum'Sha le Sam 13 Oct 2018 - 16:37, édité 1 fois
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Sam 13 Oct 2018 - 16:34

Il y a quelques mois, peu après la découverte des corps.
Zul'mamwe, Strangleronce.
Rhor'ta des Casse-crânes.


Nous sommes seuls, mon fils et moi. Je suis accroupi, serrant son collier de dents dans mes mains, devant son corps embaumé et enveloppé de tressage de chanvre. Comment suis-je sensé réagir devant cette vision? J'ai déjà perdu des enfants mais tous étaient bien plus petits que ça. La jungle emporte beaucoup de trolls inconscients, c'est la vie telle qu'elle est, il faut demeurer fort pour survivre.

Mais Muru était un adulte, il n'en était pas à sa première sortie, il maîtrisait son territoire... Comment suis-je sensé réagir? Cette question galope dans mon crâne même lorsque je porte le corps de mon dernier enfant jusqu'à la fosse mortuaire, aux cotés de ses camarades. To'gheh et Lo'dogma sont là, leurs compagnes pleurent encore leurs fils. Il faut refermer la fosse, protéger les dépouilles de charognards.

"- Ecoute Rhor'ta... Nous avons fait notre deuil.
- Déjà?
- C'est comme ça dans la jungle. Si nous étions en paix et dans un environnement moins dangereux peut-être nous pourrions nous offrir ce luxe, mais ici et maintenant, nous n'avons pas de temps à perdre. Nous devons-
- Faire d'autres petits avec vos compagnes, élever de nouveaux guerriers et chasseurs, vivre comme si rien ne s'était passé.
- Oui. Et tu devrais en faire autant.
- Avec qui donc? Dis moi?"


Lo'dogma reste silencieux et To'gheh est comme soufflé. De tous je suis probablement le seul qui n'ai plus de compagne. Bien que l'idée nous ai tous traversé l'esprit, nous savons tout trois que je ne prendrais pas une jeune trolle comme nouvelle femme. Un long silence pesant s'installe, je sens qu'ils veulent encore me raisonner, m'empêcher de prendre une mauvaise décision. Aucune chance... J'enfile les trophées de mon fils autour de mon cou et je me retire dans ma hutte.

J'ai tué beaucoup de peaux-roses et de chiens de la Horde, la plupart du temps j'ai gardé des pièces d'armure comme trophée... Porter une armure de plaques complète vous ralentit dans un environnement que vous ne maîtrisez pas. J'opte pour quelques pièces de protection sans sacrifier ma mobilité et je prends la hache du père de mon père. Cette nuit je quitte Zul'mamwe, il n'y a plus rien en Strangleronce qui me retienne. Je trouverais l'assassin de mon fils, j'irais au nid de Tsul'kalu et ferais payer à ce Scalp-rouge.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 17 Oct 2018 - 4:39

Le lendemain du départ de Zul'Mamwe
Terres Scalp-rouge, Strangleronce
Rhor'ta des Casse-crânes.


Grimper à cet arbre était plus difficile que d'habitude. Même si je les ai choisies avec parcimonie ces pièces d'armures m'handicapent dans les mouvements plus acrobatiques. Les fougères d'en dessous sont légèrement écartées et certaines piétinées, c'est un chemin Scalp-rouge. Nous sommes en périphérie du nid de Tsul'kalu, donc ceux qui ont tué mon fils devraient être encore là. Je trouve une position plus confortable car la patience est de rigueur ici. J'ai eu le temps de me demander ce que je ferais au meurtrier, aucune réponse ne m'a assez satisfaite et je me dois de garder la tête froide.

Deux heures environ après j'entends le bruissement des fougères et le piétinement aérien du troll qui ne laisse pas de trace. Ils sont à l'affût. Les bêtes sauvages, ils les repéreraient, les peaux-roses ou les peaux-vertes aussi, une troupe Casse-crânes ou des Gurubashis aussi mais moi, je suis une lourde pierre posée sur une branche. Ma résolution me rends immobile et silencieux même lorsque j'entends le sang battre mes tempes. La rage me rends sourd, c'est pourquoi je dois me contenir seul. Ils se rapprochent. Ils sont trois, l'un d'eux porte une lourde hache en pierre, il est costaud pour un rouge faiblard. Minute... Je le reconnais, il a mené le groupe des rouges quand on a attaqué les Atal'ai dans l'arène Gurubashi... C'est une tête pensante donc, il devrait en savoir, des choses.

Je tombe de l'arbre une fois qu'ils sont passés pour aller dans leur dos. A peine ont-ils entendu mes argots frotter sur le bois et mon poids tomber sur le sol qu'ils se sont retourné, les armes à la main. Le troll en queue de file a même attaqué lorsqu'il se retournait, sans savoir qui j'étais. Ils sont définitivement tendus. Je pare le coup avec le manche de ma hache et je tire son arme, emportant le troll avec qui ne pouvait se résoudre à lâcher son seul outil de survie, dommage qu'il ai été trop stupide. Je lui fauche les pieds avec ma jambe et il tombe sur le ventre. Je n'ai pas le temps de l'achever, je risque de m'exposer. Je frappe son crâne contre le sol avec un pied, assez fort pour lui briser une défense et l’assommer. Sans attendre de le constater j'esquive le javelot du deuxième en tournant sur moi-même, je sens la pointe glisser sur ma peau en l'entaillant. Emporté par mon rapide mouvement, j'envoie le plat de la hache fracasser la tête du chasseur, il s'effondre en se tenant la tête. Hors de question de prendre le risque de tuer ma cible sans savoir qui il est. L'effet de surprise est passé et je vois le chef de la troupe se préparer, un tomahawk et un couteau. Il espère approcher à très courte portée pour m'ouvrir le ventre ou la gorge. Dans un chemin comme celui-là, coincé entre des arbres, mon arme est handicapante et je ne pourrais pas le tenir correctement à distance. Je laisse mon arme au sol et je tire le couteau de mon fils, l'autre main en avant pour parer un coup...

Quelques secondes passent, juste quelques secondes. Mais dans nos esprits respectifs, étirant le temps autant que faire se peut, nous envisageons chaque mouvement possible, chaque feinte, chaque réponse, chaque risques... Réfléchir rapidement est un atout et les vifs d'esprits tendent à vivre plus longtemps. Mais le temps est un luxe si je veux éviter que l'on soit interrompus. Je compte sur mon expérience supérieure et je m'élance. Quelques pas nous séparent, des pas que je survole avec deux grandes enjambées. Je place mon bras devant la gorge et le visage, protégeant cette zone d'une attaque frontale. Mon adversaire panique, je l'ai pris de court. Il recule d'un pas, peu assuré et frappe de sa hache en crochet. Mon poignet et la lame de mon couteau forment un crochet autour de son bras, je tire la lame qui manque de lui écorcher le bras, il lâche son arme. Un coup d'épaule dans le même mouvement le fait basculer en arrière et je m'attends à ce que dans sa chute, il pointe son couteau vers moi, espérant m'ouvrir la gorge mais... Je l'avais prévu. C'est ma main qu'il transperce et mon poing meurtri se referme sur le sien. Je le maintient au sol, un genou posé sur son buste, l'autre sur son bras désarmé. Ma lame se place sur sa gorge et là je peux enfin débuter mon interrogatoire.

"- Il y a quatre lunes vous avez tués des jeunes Casse-crânes, près du nid de Tsul'kalu. Lequel d'entre vous à tué le fuyard?
- Il y a quatre lunes on a vu des cadavres mais... C'est pas nous qui les avons tués !
- QUI ?!
- Les cultistes du Makoa loa!
- Qu'est-ce que tu me chantes?
- Il sont venus en Strangleronce pour aider Jum'sha à récupérer les bénédictions des Loas. C'est un... Prêtre banni pour avoir massacré sa troupe.
- Vous ne tuez pas les traîtres?
- Normalement si, mais Bhekumbuso a décidé de le soumettre au jugement de Pogeyan, il l'a banni alors.
- D'où viennent-ils?
- On ne sait pas trop, mais ils sont retournés à Bambala il y a deux lunes, Jum'sha est parti les rejoindre hier."


Le troll est inquiet, il me regarde comme si j'étais sur le point de le sacrifier à Hakkar car il sait, il a vu... Je ne suis pas comme les autres, animé par ma simple nature guerrière, je suis brûlé de l'intérieur par un brasier de haine. Une fois que j'ai eu ce que je voulais, je me relève, le laissant libre de partir, enfin... C'est ce que je lui ai laissé croire. J'attrape mon arme et lorsqu'il se lève, je l'abats sur le haut de son crâne, le fendant en deux. Il se tient mollement, le regard révulsé... Je tire mon arme et je vois le corps prit d'un soubresaut avant de s'éffondrer. Je laisse les deux autres inconscients à leur sort. Il leur faut absolument se réveiller sous peu ou servir de goûter aux fauves de la jungle. Je laisse une trace écarlate dans les fougères du chemin lorsque j'essuie mon arme dessus. La prochaine étape est à Bambala.
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