Héritiers du makoa loa

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 Du sang dans la jungle

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Jum'Sha

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Rôle : Prêtre de Pogeyan / Partisan

MessageSujet: Du sang dans la jungle   Dim 30 Sep 2018 - 16:51

Il y a quelques mois, le lendemain de la bénédiction de Tsul'kalu
Dans la jungle de Strangleronce
Rhor'ta des Casse-crânes :


Le loa gorille n'est plus à son nid, la voie est libre. To'gheh et Lo'dogma bondissent des hauteurs pour rejoindre les corps bleus qui jonchent le sol fertile du terrain. Je reste un long moment à observer la scène et chercher le cinquième membre du groupe. Je compte deux corps plus près du nid et deux proches d'un arbre qui a surement servi de point d'embuscade. Le dernier n'est pas à proximité.

Kor est mort non loin du nid, c'est probablement le premier mort... Il est mort d'une flèche dans la tête, mais atteint à la tempe. Il n'a pas vu son agresseur. Plus loin se trouve Lo'dogma prostré devant le corps brisé de son fils Ig'mi. Mon coeur se serre à l'idée de vivre la même expérience que lui... J'approche pour poser ma main sur son épaule, lui rappeler que je suis son soutien. L'image d'un père à l'esprit brisé face au cadavre de son fils me hante encore. C'est pour cette raison que jamais la paix avec les rouges ne sera jamais envisageable.

"Je... On fera payer les Scalp-rouges pour ça, Lo. Je te le jur-
-Ce n'est pas les Scalp-rouges. Ces chiens n'ont pas de troll de cette taille, c'est le loa gorille qui a tué mon fils."


Sa voix est tremblante de haine et de terreur. Je le surveille, si le grand gorille blanc arrive il serait capable de lui sauter à la gorge. To'gheh a trouvé le sien, de fils, près de l'arbre. Il semble choqué et dans l'incompréhension. Quand j'approche de lui il me dit simplement :

"Les gardiens de Tsul'kalu surement. Ils ont abattu nos fils avec une force rare chez ces faiblards de Scalp-rouges."

To'gheh garde la tête froide mais son esprit galope, le mien aussi... Les Scalp-rouges sont plus malins que forts. Qui parmis leurs guerriers a tué nos enfants? Muru, mon fils n'est pas parmi eux, pourtant il n'est pas rentré. J'observe les traces laissées dans la verdure... Des traces de combat, un troll contre trois. Tralka, Xigu, leur meurtrier et Muru. Je repère enfin la trace d'une course, les empreintes sont plus profondes comme si il poussait sur ses jambes. Le tueur a fait demi-tour et l'a poursuivi... Je suis les traces, le coeur serré et la panique au ventre, j'ai peur de découvrir ce qui est arrivé à mon fils.

Il est là, allongé sur le dos. Il a trébuché et il a rampé. Le guerrier l'a frappé sur les bras et le corps. Il s'est protégé avec ses mains et les traces de pas de l'autre troll étaient moins appuyées. Muru a supplié de l'épargner et son tueur n'a pas écouté. Je ne sais ce qui m'enrage le plus. Le meurtre de mon fils ou savoir qu'il a supplié, espérant surement que j'arrive pour le sauver. Je n'étais pas là pour lui... Je ramasse alors son corps et rejoint mes deux amis.

"Prenez les, on retourne à Zul'mamwe."


Dernière édition par Jum'Sha le Sam 13 Oct 2018 - 16:37, édité 1 fois
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Sam 13 Oct 2018 - 16:34

Il y a quelques mois, peu après la découverte des corps.
Zul'mamwe, Strangleronce.
Rhor'ta des Casse-crânes.


Nous sommes seuls, mon fils et moi. Je suis accroupi, serrant son collier de dents dans mes mains, devant son corps embaumé et enveloppé de tressage de chanvre. Comment suis-je sensé réagir devant cette vision? J'ai déjà perdu des enfants mais tous étaient bien plus petits que ça. La jungle emporte beaucoup de trolls inconscients, c'est la vie telle qu'elle est, il faut demeurer fort pour survivre.

Mais Muru était un adulte, il n'en était pas à sa première sortie, il maîtrisait son territoire... Comment suis-je sensé réagir? Cette question galope dans mon crâne même lorsque je porte le corps de mon dernier enfant jusqu'à la fosse mortuaire, aux cotés de ses camarades. To'gheh et Lo'dogma sont là, leurs compagnes pleurent encore leurs fils. Il faut refermer la fosse, protéger les dépouilles de charognards.

"- Ecoute Rhor'ta... Nous avons fait notre deuil.
- Déjà?
- C'est comme ça dans la jungle. Si nous étions en paix et dans un environnement moins dangereux peut-être nous pourrions nous offrir ce luxe, mais ici et maintenant, nous n'avons pas de temps à perdre. Nous devons-
- Faire d'autres petits avec vos compagnes, élever de nouveaux guerriers et chasseurs, vivre comme si rien ne s'était passé.
- Oui. Et tu devrais en faire autant.
- Avec qui donc? Dis moi?"


Lo'dogma reste silencieux et To'gheh est comme soufflé. De tous je suis probablement le seul qui n'ai plus de compagne. Bien que l'idée nous ai tous traversé l'esprit, nous savons tout trois que je ne prendrais pas une jeune trolle comme nouvelle femme. Un long silence pesant s'installe, je sens qu'ils veulent encore me raisonner, m'empêcher de prendre une mauvaise décision. Aucune chance... J'enfile les trophées de mon fils autour de mon cou et je me retire dans ma hutte.

J'ai tué beaucoup de peaux-roses et de chiens de la Horde, la plupart du temps j'ai gardé des pièces d'armure comme trophée... Porter une armure de plaques complète vous ralentit dans un environnement que vous ne maîtrisez pas. J'opte pour quelques pièces de protection sans sacrifier ma mobilité et je prends la hache du père de mon père. Cette nuit je quitte Zul'mamwe, il n'y a plus rien en Strangleronce qui me retienne. Je trouverais l'assassin de mon fils, j'irais au nid de Tsul'kalu et ferais payer à ce Scalp-rouge.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 17 Oct 2018 - 4:39

Le lendemain du départ de Zul'Mamwe
Terres Scalp-rouge, Strangleronce
Rhor'ta des Casse-crânes.


Grimper à cet arbre était plus difficile que d'habitude. Même si je les ai choisies avec parcimonie ces pièces d'armures m'handicapent dans les mouvements plus acrobatiques. Les fougères d'en dessous sont légèrement écartées et certaines piétinées, c'est un chemin Scalp-rouge. Nous sommes en périphérie du nid de Tsul'kalu, donc ceux qui ont tué mon fils devraient être encore là. Je trouve une position plus confortable car la patience est de rigueur ici. J'ai eu le temps de me demander ce que je ferais au meurtrier, aucune réponse ne m'a assez satisfaite et je me dois de garder la tête froide.

Deux heures environ après j'entends le bruissement des fougères et le piétinement aérien du troll qui ne laisse pas de trace. Ils sont à l'affût. Les bêtes sauvages, ils les repéreraient, les peaux-roses ou les peaux-vertes aussi, une troupe Casse-crânes ou des Gurubashis aussi mais moi, je suis une lourde pierre posée sur une branche. Ma résolution me rends immobile et silencieux même lorsque j'entends le sang battre mes tempes. La rage me rends sourd, c'est pourquoi je dois me contenir seul. Ils se rapprochent. Ils sont trois, l'un d'eux porte une lourde hache en pierre, il est costaud pour un rouge faiblard. Minute... Je le reconnais, il a mené le groupe des rouges quand on a attaqué les Atal'ai dans l'arène Gurubashi... C'est une tête pensante donc, il devrait en savoir, des choses.

Je tombe de l'arbre une fois qu'ils sont passés pour aller dans leur dos. A peine ont-ils entendu mes argots frotter sur le bois et mon poids tomber sur le sol qu'ils se sont retourné, les armes à la main. Le troll en queue de file a même attaqué lorsqu'il se retournait, sans savoir qui j'étais. Ils sont définitivement tendus. Je pare le coup avec le manche de ma hache et je tire son arme, emportant le troll avec qui ne pouvait se résoudre à lâcher son seul outil de survie, dommage qu'il ai été trop stupide. Je lui fauche les pieds avec ma jambe et il tombe sur le ventre. Je n'ai pas le temps de l'achever, je risque de m'exposer. Je frappe son crâne contre le sol avec un pied, assez fort pour lui briser une défense et l’assommer. Sans attendre de le constater j'esquive le javelot du deuxième en tournant sur moi-même, je sens la pointe glisser sur ma peau en l'entaillant. Emporté par mon rapide mouvement, j'envoie le plat de la hache fracasser la tête du chasseur, il s'effondre en se tenant la tête. Hors de question de prendre le risque de tuer ma cible sans savoir qui il est. L'effet de surprise est passé et je vois le chef de la troupe se préparer, un tomahawk et un couteau. Il espère approcher à très courte portée pour m'ouvrir le ventre ou la gorge. Dans un chemin comme celui-là, coincé entre des arbres, mon arme est handicapante et je ne pourrais pas le tenir correctement à distance. Je laisse mon arme au sol et je tire le couteau de mon fils, l'autre main en avant pour parer un coup...

Quelques secondes passent, juste quelques secondes. Mais dans nos esprits respectifs, étirant le temps autant que faire se peut, nous envisageons chaque mouvement possible, chaque feinte, chaque réponse, chaque risques... Réfléchir rapidement est un atout et les vifs d'esprits tendent à vivre plus longtemps. Mais le temps est un luxe si je veux éviter que l'on soit interrompus. Je compte sur mon expérience supérieure et je m'élance. Quelques pas nous séparent, des pas que je survole avec deux grandes enjambées. Je place mon bras devant la gorge et le visage, protégeant cette zone d'une attaque frontale. Mon adversaire panique, je l'ai pris de court. Il recule d'un pas, peu assuré et frappe de sa hache en crochet. Mon poignet et la lame de mon couteau forment un crochet autour de son bras, je tire la lame qui manque de lui écorcher le bras, il lâche son arme. Un coup d'épaule dans le même mouvement le fait basculer en arrière et je m'attends à ce que dans sa chute, il pointe son couteau vers moi, espérant m'ouvrir la gorge mais... Je l'avais prévu. C'est ma main qu'il transperce et mon poing meurtri se referme sur le sien. Je le maintient au sol, un genou posé sur son buste, l'autre sur son bras désarmé. Ma lame se place sur sa gorge et là je peux enfin débuter mon interrogatoire.

"- Il y a quatre lunes vous avez tués des jeunes Casse-crânes, près du nid de Tsul'kalu. Lequel d'entre vous à tué le fuyard?
- Il y a quatre lunes on a vu des cadavres mais... C'est pas nous qui les avons tués !
- QUI ?!
- Les cultistes du Makoa loa!
- Qu'est-ce que tu me chantes?
- Il sont venus en Strangleronce pour aider Jum'sha à récupérer les bénédictions des Loas. C'est un... Prêtre banni pour avoir massacré sa troupe.
- Vous ne tuez pas les traîtres?
- Normalement si, mais Bhekumbuso a décidé de le soumettre au jugement de Pogeyan, il l'a banni alors.
- D'où viennent-ils?
- On ne sait pas trop, mais ils sont retournés à Bambala il y a deux lunes, Jum'sha est parti les rejoindre hier."


Le troll est inquiet, il me regarde comme si j'étais sur le point de le sacrifier à Hakkar car il sait, il a vu... Je ne suis pas comme les autres, animé par ma simple nature guerrière, je suis brûlé de l'intérieur par un brasier de haine. Une fois que j'ai eu ce que je voulais, je me relève, le laissant libre de partir, enfin... C'est ce que je lui ai laissé croire. J'attrape mon arme et lorsqu'il se lève, je l'abats sur le haut de son crâne, le fendant en deux. Il se tient mollement, le regard révulsé... Je tire mon arme et je vois le corps prit d'un soubresaut avant de s'éffondrer. Je laisse les deux autres inconscients à leur sort. Il leur faut absolument se réveiller sous peu ou servir de goûter aux fauves de la jungle. Je laisse une trace écarlate dans les fougères du chemin lorsque j'essuie mon arme dessus. La prochaine étape est à Bambala.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Jeu 25 Oct 2018 - 21:25

Quelques jours plus tard
Dans la jungle de Strangleronce
Rhor'ta des Casse-crânes.

Habituellement les trolls renégats comme moi sont rapidement connus dans la jungle. En effet je ne doute pas que la nouvelle de mon départ aie fait le tour de Zul'mamwe et même de Zul'Kunda. En revanche ceux qui ne savent que ce qu'ils peuvent observer, ce sont les Sombrelances de Bambala. Aucun troll ne veut interagir avec eux et si leur misérable bourg est encore debout c'est certainement pour éviter d'attirer la Horde sur place. Ils se sentent à l'aise, il y a peu de sentinelles. L'endroit est dégagé et donc se battre serait plus aisé. En revanche je serais exposé à leur flèches. Je dois prendre le temps d'étudier le terrain et mettre en place un plan d'action...

**********


La nuit tombe et ceux qui ne sont pas aller dormir se blottissent autour du feu et des torches, où ils peuvent voir quelque chose. Je garde une oreille tendue au cas où une panthère tente de rôder dans mon dos. Je distingue la silhouette d'un archer, je devine une silhouette masquée, un parle-loa... Deux guerriers. Si je suis assez rapide je pourrais emporter un prisonnier en bas des collines. Bien que j'y prends le plus de risques, c'est avec le parle-loa que j'aurais le plus de réponses. Je louvoie lentement en direction du village, restant toujours dans les ombres projetées par les trolls. Arrivé à quelques mètres de là, l'un d'eux va forcément me remarquer. Pour conserver l'élément de surprise, je m'élance, mes pas lourds frappent le sol et provoquent le bruissement des feuilles de palmier au sol.
D'un grand coup d'épaule je pousse l'archer dans le feu de camp, il s'y roulera en criant pendant quelques précieuses secondes. Je frappe du pied sur l'arrière du genou de son voisin puis sa pommette avec le manche de ma hache, il tombe à la renverse. Le deuxième guerrier attrape une hache et un bouclier aux couleurs de la Horde. Je prends mon arme à deux mains et frappe sur son bouclier vers l'intérieur de sa garde pour gêner sa contre-attaque. Le premier guerrier se relève et tente de me frapper dans le dos, je l'en empêche en frappant de nouveau du pied sur son genou. Genou en terre tourné vers le feu il manque son coup. Le fer de ma hache atteint son dos et il s'effondre. Le troll au bouclier tente lui aussi de frapper dans mon dos, retirer ma hache du premier me prendrait trop de temps. Je passe d'un pied léger de l'autre coté du guerrier vaincu et l'envoie sur le troll encore debout. Emporté par le poids du corps il tombe sur le dos, c'est alors que je ramasse une lance pour la planter dans sa gorge. L'archer se roule au sol pour se débarrasser des flammes, je l'achève d'un coup de hache. Le Parle-loa avait sorti sa dague rituelle et un juju, sûrement pour me lancer un maléfice. Je prends pour appui l'un des bancs autour du feu pour faire un grand bond vers lui, je me plie vers l'arrière pour armer mon coup et frapper de toute mes forces sur ses bras qu'il croise en espérant amortir le choc. D'aucun dirait que c'était idiot, je vous dirais simplement que prit par surprise, dans la panique, il a laissé son corps agir seul. Le troll hurle en sentant ses bras raccourcis d'une coudée, je le fais taire en attrapant sa crinière pour fracasser son masque d'un coup de genou, il s'évanouit.

J'emporte mon prisonnier dans la jungle, m'arrêtant un instant pour lui bander les moignons sanglants. Je dois faire preuve de prudence et les empêcher de me pister, c'est pourquoi je retrace le chemin inverse, suivant les empreintes sanglantes pour bifurquer ailleurs. J'atteins un vallon encore dense au niveau des fougères, c'est un bon endroit pour me dissimuler. Les fougères m'indiqueront si un danger approche. Le temps que nous avons mis à arriver là, le parle-loa avait arrêté de saigner mais il en avait pour quelques jours avant de retrouver ses mains. Jours que je pourrais le laisser couler paisiblement avec sa trollesse pour l'aider à manger, mais il sait des choses que je veux savoir, tout dépendra de lui.

Il se réveille, les chevilles attachées par des cordes en fibre. Il lève un regard affolé vers moi. Il semble avoir un instinct de survie, reste à voir si il n'est pas trop fier pour parler.
"Je cherche les Héritiers du Makoa loa. Ils sont venus à Bambala et je veux tout savoir.
- Les seuls trolls qui sont passés là étaient des Sombrelances, il étaient là pour déposer la momie d'un camarade.
- Mort récemment?
- Non, mort avant qu'ils arrivent.
- Mh... Dis moi où ils sont partis.
- ... Non.
- Plait-il?
- Je ne te dirais pas où sont partis ceux que tu cherches."

Je me redresse, laissant mon arme au sol. L'autre troll se relève dans une posture de défi pathétique. Imaginez, sans bras...
"Veux-tu m'obliger à te faire parler?
- Tu ne peux pas me faire parler, Casse-crâne !"

J'attrape le bougre entre mes bras, cadenassant mes mains et resserrant mon étreinte autour de ses reins. Je serre de plus en plus fort en entendant le troll râler de douleur.
"Parle et je te laisse partir!
- Gh-haaaa!
- Ta loyauté ou ton corps, lequel se brisera en premier?"

Plus un mot n'a été échangé, j'ai serré toujours plus fort, sentant le parle-loa à la fois tortiller de douleur et rester paralysé à cause de la pression dans le bas du dos. Bientôt ce sont ses os qui parlent, je les entends grincer, craquer. Le parle-loa crie certainement en espérant de l'aide, mais dans la jungle quelqu'un qui hurle, il vaut mieux le laisser hurler... Je change rapidement de prise, relâchant la pression une demi-seconde et resserre bien plus fort encore! Le bougre s'obstine, ou alors il est trop douillet pour parler et crier en même temps. Depuis quelques temps je prends un certain plaisir à faire ce genre de choses, comme si chaque troll que je tuais était une vengeance de plus. Je sens son échine plier puis... Casser. Le Sombrelance s'est tût et s'est une nouvelle fois évanouit. Je le laisse misérablement tomber au sol. Je ne tirerais rien d'autre de lui qu'un poids, mais il est hors de question de partir sans une réponse. En lui administrant quelques gifles j'essaie de le réveiller.
"Où sont-ils partis?! Par quels moyen?! Réponds. RÉPONDS !
- Le campement Grom'gol...
- Vers où?!
- Durotar... Laisse moi, pitié... Je sens plus mes jambes.
- Et tu n'y survivrais pas plus d'une soirée."

Je coupe court la conversation en posant mes mains sur son cou pour l'étrangler. Je savoure ces quelques instants en me disant que pour une fois dans ma vie, je tue pour moi. Ni pour ma tribu ni pour cette jungle, mais pour moi.

Grom'gol c'est impossible pour moi. Je dois trouver un autre moyen d'atteindre Durotar... Ça me répugne mais les Gobelins de Baie-du-Butin pourraient m'aider.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Lun 19 Nov 2018 - 5:03

17/11 Baie-du-Butin
Strangleronce


Deux mois que je me retrouve à faire la bête de somme sur les quais des gobelins pour que ces vermines me fassent tomber quelques pièces, à peine assez pour manger. Je n'ai plus le temps de chasser et je dois payer ma place dans un bâteau... Deux mois à embarquer, débarquer des caisses, casser quelques têtes et grogner fort comme si j'étais un animal. Faute de comprendre ou de parler leur langue, j'étais obligé de me plier aux conditions de ceux qui daignaient parler la mienne. Oh bien sûr j'avais essayé la manière forte, le premier jour j'ai empoigné le gobelin des quais par la gorge et j'ai manqué de lui briser sa frêle nuque entre mes doigts mais alors est sortie une nuée de gobelins en armure, je me suis retrouvé dans un filet et matraqué si longtemps qu'il m'a fallut une semaine entière pour régénérer ces contusions. Ils m'ont enfermés dans un cachot, prit mon arme et mon armure. J'avais une amende à payer et je n'en avais pas les moyens. Ils m'ont mis au travail de force, rémunéré juste assez pour manger et mettre de coté pour payer ma liberté.

Le soir tombé, de retour dans mon cachot, le gardien me tends une poignées de pièces en me parlant dans un zandali délibérément approximatif :
"Argent toi. Une pièce manger, une pièce de coté, une pièce à moi ! Faut payer Gobelin !"
Ce faisant il reprends une partie de mon pécule pour lui, petite vermine avide...

En recomptant ces maudites pièces je suis rendu à la conclusion suivante : j'ai enfin ce qu'il me faut pour sortir. Pas encore pour sortir ceci dit mais... Cette ignoble peau-verte là dehors à ce qu'il faut. J'approche des barreaux et je l'interpèle en faisant l'idiot comme depuis mon arrivée, ils se méfient moins des idiots.
"Eh, petit gob chiourme ! Toi venir voir Rhor'ta! Grand troll il a compté ses écailles d'argent et il est sûr de pouvoir sortir!
- Ooooh, Rhor'ta sait compter?! Il a fait comment pour apprendre?
- Avec les dents des gens que Rhor'ta il a déchaussées!
- Grand malade. Eh bien il va arrêter d'agresser le maitre des quais maintenant?!
- Promis, chef chiourme! Gobelins taper trop fort!"

Avec un petit rire sardonique et satisfait, il récupère tout ce que j'ai emmagasiné et il m'ouvre la porte après avoir compté.
"Rhor'ta il va pouvoir retrouver ses affaires, petit gob?
- Il va falloir payer!
- Le chef gob il dit ça parce qu'il a perdu mes affaires hein?!
- Non môsieur j'ai rien perdu! Elles sont dans ce coffre, là bas, en bout de couloir... Moi seul ai la clé!
- Parfait."

J'attrape le gobelin par le cou, celui-ci aurait crié au secours si je n'avais pas déjà broyé sa gorge entre mes doigts. J'attrape son trousseau de clé et file vers le coffre qui contient mon arme et mon armure... Quelques essais ont suffit pour trouver la bonne clé. J'y trouve la hache de mon père et un amas d'armures différentes, de meilleures facture que la mienne... J'enfile ce que je trouve être meilleur et j'enferme le petit cadavre vert dans le coffre, le fermant à clé. Je récupère sa bourse sur sa table et je file vers les quais rapidement... Le premier bâteau vers les Tarides est dans quelques heures, je ne peux pas le rater si je veux sortir d'ici vivant.


**********

19/11 Tarides

Les informations se croisent, chacun semble guider n'importe quel troll avec bonne foi. Personne ne se méfie s'il s'agit de cette hutte, toujours est-il que j'ai trouvé le point de rendez vous des meurtriers de mon fils...

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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Dim 25 Nov 2018 - 16:00

Quelques jours après l'arrivée en Tarides
Hutte de Wa'ai


J'avais attendu quelques jours mais enfin quelqu'un s'était montré ici. Acrae des Sombrelances ne s'était pas méfiée assez. C'est bien raccord avec ce que je pensais, sitôt qu'un troll approche on lui donnerait le pain et l'eau en buvant tout ses mensonges. J'ai désormais l'endroit où se trouvent cette Wa'ai et le reste des meurtriers.

Acrae m'avait confié qu'une procession Sombrelance se prépare et que plusieurs d'entre eux partent en Zandalar par bâteaux. J'ai su m'y glisser en racontant que je reviens de Bambala, j'ai accouru en apprenant la nouvelle. Un ou deux jours de voyage suffiront, après je traquerais les autres.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 12 Déc 2018 - 3:12

Communs Casse-crâne,
Terrasse des prédicateurs
Zandalar.


Je les ai rencontrés, j'ai appris leurs noms, parlé à Wa'ai et déclaré mes intentions à cette vieille "atal'ai". Elle et son culte, je veux les voir dispersés et les assassins de Jo'jin morts. Bien qu'elle semblait sincèrement choquée et terriblement secouée d'entendre ce que j'avais à lui dire, elle ne s'est jamais posé de question sur les multiples combats que mènent ses zélotes et leurs potentielles victimes. Elle se rend complice par son aveuglement.

"Vas-tu enfin me dire pourquoi tu nous as rejoins, plutôt que de rester à Zul'mamwe?"
Vekuzz, l'un des féticheurs de la tribu s'approche de moi, un bol dans la main, il me tends de la viande cuite.
"Je suis venu pour une affaire personnelle."
La mine du troll s'assombrit. Rien ne justifie qu'un troll laisse tomber sa tribu pour une "affaire personnelle" et alors il avait comprit au moins la gravité de la chose. De là il avait deviné.
"Ton fils est mort?
- La nouvelle vous est parvenue?
- Non, mais un troll comme toi ne pourrait abandonner sa tribu que pour une chose pareille."


Le reste de la soirée était calme, Vekuzz semblait réfléchir à comment me réconforter, me raisonner mais il a vite abandonné. Il s'était emmuré derrière son masque, la mise basse.

"Que comptes-tu faire?
- J'ai déjà déclaré mes intentions aux meurtriers de Jo'jin. Je me prépare.
- Veux-tu qu'on t'accompagne?
- Non.
- Nous sommes tes frères.
- Je sais, c'est pourquoi je ne veux plus voir l'un d'entre vous mourir.
- Les Trolls ils meurent.
- Mais je ne le supporte plus. Je vais d'abord m'attaquer à ces batards."


Les prochains jours me permettront de faire mes adieux et me préparer au combat qui m'attends. Je suis persuadé qu'ils vont fuir ou alors se regrouper pour m'atteindre. Je décide que le combat se tiendra dans mes règles... Qu'ils appellent ça de la lâcheté peut-être, mais je reste parmi les miens pour les laisser encaisser le choc. Je veux que leurs doutes les rongent de l'intérieur, que les cultistes rattrapables puissent partir et éviter un sort que je réserve aux coupables et à leurs complices.
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 12 Déc 2018 - 3:12

<Le combat du Scalp-rouge Bientôt !>


Dernière édition par Jum'Sha le Mer 12 Déc 2018 - 3:13, édité 1 fois
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Jum'Sha

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MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 12 Déc 2018 - 3:13

<L'affrontement rituel, bientôt.>
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Salajin

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Rôle : Guerrier

MessageSujet: Re: Du sang dans la jungle   Mer 12 Déc 2018 - 16:38

Les deux guerriers se jaugent du regard. Il n’y a aucun mot à échanger, toute parole serait futile voir même dangereuse pour l’un ou l’autre. En retrait, un féticheur observe les combattants, témoin du duel entre le Casse-Crâne et le Gurubashi. Aucun signal n’est donné, pourtant les deux trolls savent que le combat vient de commencer.

Sala’jin fonce directement sur Rhor’ta, le coup se retrouve bloqué par un mouvement précis du Casse-Crâne qui riposte à son tour. Le métal rencontre le métal, l’échange de coup se poursuit pendant de longues secondes. La hache à deux mains de Rhor’ta face à la hache et le bouclier du Gurubashi. Aucun d’eux ne laisse une ouverture suffisamment exploitable pour que l’autre puisse en profiter réellement.

Un coup s’abat sur le coté du bouclier, sous la puissance il est arraché des mains de Sala’jin, son bras se retrouve engourdis par l’impact. Il n’a pas le temps de réagir qu’il est projeté à terre par Rhor’ta et ne doit sa survie qu’au réflexe de rouler sur le sol alors qu’il voit la hache s’abattre là ou il se tenait juste avant. Frappant le guerrier Casse-Crâne dans les jambes il parvient à son tour à le faire tomber. Les deux guerriers se relèvent et s’écartent, le souffle court, le bouclier laissé sur le sol est le seul témoignage de l’échange de coups qu’il vient d’y avoir.

L’engagement reprend, plus violent, plus sauvage que la fois précédente. Les haches s’interposent, des coups de genou sont bloqués, les manches des armes deviennent tous aussi dangereuse en donnant des coups dans les cotes. Dans les yeux du Casse-Crâne une haine sans nom, pure, se lit facilement. Sala’jin bloque une nouvelle fois un coup, brutal certes, mais qui à ces yeux manquaient presque de précision.

Une nouvelle ouverture, Maintenant !

Le coup fait tomber Rhor’ta sur le sol et cette fois çi Sala’jin accompagne le guerrier au sol, saisissant d’une main l’arme du guerrier, sa hache s’abat sur le Casse-Crâne.

Tu peux enfin rejoindre ton fils …


La hache s’abat une nouvelle fois, le troll cesse de se débattre.

Désolé Rhor’ta des Casse-Crânes …

************************

Sala’jin s’arrête le long de la route alors qu’il remonte vers le village ou l’attendent les autres héritiers. Il revoit dans les yeux de Rhor’ta la haine, mais à présent cette tristesse sans nom qui a du le ronger en apprenant la mort de son fils, la traque qu’il a fait pour remonter jusqu’à lui.

Vanhem qui l’a accompagné le regarde sans rien dire, lui offrant simplement un soutient par sa simple présence

Le Gurubashi fini par prendre une inspiration, puis d’un signe de tête indique la route.

- On nous attend ! Tâchons de ne pas les inquiéter plus longtemps !
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Du sang dans la jungle
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