Héritiers du makoa loa

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 La cité des morts

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Wa'ai
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Localisation : Hutte des Tarides
Rôle : Grande prêtresse du makoa loa

MessageSujet: La cité des morts   Jeu 4 Jan 2018 - 19:01

La piste d'Aksithi avait été remontée jusqu'au temple titanesque, mais s'était perdue dans les sables. La Rainette avait été enlevée par des cultistes humains et emmenée ailleurs par un portail... mais où ? Et que lui voulaient-ils ? Était-ce lié aux éléments ? A la lune verte ?

Ne sachant comment rejoindre Aksithi pour le moment, les trolls s'accordèrent pour retourner dans les Tarides afin d'entretenir Pacha'ma et les autres de l'évolution des recherches... même si leur avancée était laborieuse. Cependant, avant de faire le voyage retour, Zen'khan ne voulait pas manquer l'occasion d'inspecter les ruines de Zul'farrak, l'antique cité des trolls Furie-des-sables. La ville existait depuis des millénaires et malgré les dégâts et son triste état, elle pouvait encore regorger de trésors historiques. Celle-qui-voit encouragea son entreprise, elle-même curieuse d'en savoir plus sur ses lointains cousins des sables. Sala'jin, en digne protecteur, refusa de laisser la vieille prêtresse seule là-bas et se joignit à eux pour l'escorter.

L'étrange trollesse farraki Unjiia les accompagna, par devoir, pour surveiller que les étrangers d'autres tribus ne pillent rien et accepta de les guider dans le dédale de murailles jaunies dans lesquelles le désert s'infiltrait tous les jours un peu plus, poussé par le vent et les tempêtes. Elle n'était également plus très à l'aise vis-à-vis du loa Mueh'zala depuis le rituel mené par Hel'kalna quelques jours plus tôt. La Furie-des-sables craignait que le Père du sommeil n'envoie les groupes de carcasses animées à leur poursuite pour se venger de l'affront qu'il avait subi. Hel'kalan partagea son appréhension mais Zen'khan invoqua un sortilège pour dissimuler l'aura de leur groupe et ainsi voiler le regard des habitants d'outre-monde.

Ainsi, c'est dans un silence pesant, presque solennel, que le groupe pénétra dans Zul'farrak, guidé par Unjiia.


L'état de délabrement des lieux n'avait sans doute d'égal que la magnificence dont l'immense cité devait jouir au sommet de sa gloire. Ils s’engouffrèrent au coeur d'un dédale de remparts entrecoupés de vastes esplanades, places sacrées et anciens forums ornés de statues serpentines et de fontaines asséchées. La visite enchanta Wa'ai qui imaginait sans peine l'apparence grandiose que devait auparavant revêtir Zul'farrak, un patrimoine dont les cousins des sables pouvaient être fiers. Unjiia lui avait expliqué, deux soirs plus tôt, qu'en dépit des pertes, des départs et des années passées, elle conservait en elle la mission que lui avait transmis les anciens farraki, même si cette mission avait été oubliée et reniée par la majorité des membres sa tribu depuis bien longtemps : surveiller et confiner la menace de l'empire insectoïde du désert. Pouvait-il exister mission plus noble pour une ville si imposante, songea la vieille prêtresse à la peau grise.

Zen'khan s'intéressait plus particulièrement aux légendes des Furie-des-sables, notamment à ce qui pouvait concernée une "Grande Ombre" ou une "Grande Ténèbre", aussi Celle-qui-voit accepta avec plaisir de mettre sa connaissance du zandali ancien à contribution en parcourant et déchirant toutes les stèles, murs gravés et tablettes devant lesquels ils passèrent au cours de leur avancée dans la ville. Tout en lisant, la prêtresse ombres-vives guettait la mention d'un loa oublié, d'une allusion au père des trolls...

Tandis que le groupe progressait dans la cité trolle, la présence de la mort s'amplifia et même si le sortilège lancé par Zen'khan dissimulait l'aura du groupe, invisible à leurs orbites vides, le malaise était palpable. Ce fut d'abord une dépouille desséchée tenant à peine debout qui s'extirpa difficilement des sables et que Unjiia parvint sans mal à mettre à l'écart d'une voix autoritaire, comme si la carcasse reconnaissait l'une de ses consoeur farraki ou comme si la trollesse possédait quelques pouvoirs agissant sur la volonté des morts-vivants. Mais au fur et à mesure, un autre zombi, en meilleur état, les suivit de loin, se rapprochant lentement juché sur les remparts, sans les voir mais laissant de moins en moins de temps à Zen'khan et Wa'ai pour parcourir les symboles zandali des stèles et murs sans être rattrapés et découverts.

Les légendes étaient très diversifiées et riches d'histoires impliquant un Seigneur des bêtes, la mère du venin, un loa de la mort, des guerres légendaires contre l'invasion des insectes et de leurs maîtres, et même des lézards-volants-géants couleur de sable qui apparaissaient parfois dans le ciel en plein désert, symbole de mauvais augure.

Quand enfin Zen'khan découvrit un texte qui retint son attention, dans les étagères d'un petit temple accueillant de nombreux objets, ossements et bibelots en vrac, l'activité des morts-vivants s'intensifia. Voyant des zombi farraki surgir de plusieurs couloirs autour de leur place, Unjiia pressa le groupe de repartir vers la sortie. Wa'ai prêta à Zen'khan la seule tablette de cire qu'elle avait emporté au cas où pour elle-même. Tandis que le troll recopiait les symboles zandali, Unjiia tenta d'en appeler à ses pouvoirs pour retenir les carcasses qui s’avancèrent vers eux, aidée par Sala'jin et Hel'kalna qui bataillaient pour les repousser. Soudain leur guide farraki s'effondra au sol, évanouie dans une torpeur lourde. Mueh'zala avait-il dérobé son âme ?


Ce rebondissement inattendu les incita à battre en retraite de toute urgence. Le passage qu'ils avaient emprunté à l'allée était à présent envahi de zombis, aussi se ruèrent-ils dans un autre passage. Le groupe prit ses jambes à son cou, mais Sala'jin était ralenti par Unjiia qu'il portait et la vieille Wa'ai ne pouvait guère courir au rythme des plus jeunes. Hel'kalna usa tout du long de leur fuite de sortilèges pour ralentir leurs poursuivants, notamment les colossaux trolls redoutables décharnés qui s'étaient joints aux zombis ordinaires.

Ce fut à force de volonté, s'entraidant les uns les autres, certains retournant en arrière pour faire reculer les zombis, mais aussi de foi, en appelant à l'aide leurs différents loas tribaux, que le groupe parvint à échapper à la harde de morts-vivants desséchés et à retrouver l'entrée de Zul'farrak. Ils ne se firent pas prier pour mettre le plus de distance possible entre eux et la cité des morts.

Une fois de retour à leur campement provisoire, ils purent s'occuper de la vieille prêtresse, qui avait fait une très mauvaise chute dans leur débâcle et dont les vieux os d'une jambe avaient cassés, trop fragiles pour encaisser le choc. Quand à Hel'kalna, son masque familial vaudou avait été brisé et perdu. Néanmoins leur "escapade" n'avait pas été inutile : Zen'khan possédait le retranscription d'un texte très intrigant.
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